En direct : le président soudanais Omar el-Béchir destitué par l’armée

Alors que les blindés encerclaient le QG de l'armée et la résidence d'Omar el-Béchir depuis jeudi matin, le ministre de la Défense a annoncé, la destitution du président soudanais. Suivez en direct notre édition spéciale.

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Le président soudanais Omar el-Béchir, dont la résidence était encerclée depuis jeudi 11 avril au matin par plusieurs véhicules blindés militaires, en attendant une « déclaration importante » de l’armée, a été destitué. Le ministre de la Défense l’a annoncé, jeudi après-midi, à la télévision publique. Ce dernier a ajouté qu’un conseil militaire allait administrer le Soudan pour une période transitoire de deux ans.

Tôt dans la matinée, jeudi 11 avril, plusieurs véhicules et blindés militaires avaient encerclé le complexe qui abrite, à Khartoum, le QG de l’armée, la résidence officielle d’Omar el-Béchir et le ministère de la Défense. Un raid militaire avait ensuite ciblé des locaux abritant des proches du parti gouvernemental – un groupe lié au Parti du Congrès National (NCP) du président Omar el-Béchir. Selon des informations collectées par Bastien Renouil, correspondant de France 24 à Nairobi, des hauts-cadres de l’armée soudanaise s’étaient réunis sans Omar el-Béchir, jeudi matin.

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Vidéo envoyée par un contact devant le QG de l’armée à . De plus en plus de monde amassé pour attendre l’intervention TV/Radio de l’armée.

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« Il est tombé, nous avons gagné ! »

Dans les rues de Khartoum, la population s’est massée devant le quartier général militaire, où la protestation s’est organisée depuis cinq jours pour réclamer la démission du président el-Béchir. La foule scande : « Il est tombé, nous avons gagné ! » et « liberté ! », sans attendre la « déclaration importante » promise par l’armée à la télévision officielle, qui a interrompu ses programmes depuis le matin pour diffuser en boucle des chants patriotiques et militaires. « Importante annonce des forces armées sous peu », peut-on lire sur un bandeau figé en bas de l’écran.

Les services de renseignement et de sécurité soudanais ont annoncé la libération de tous les prisonniers politiques que compte le pays, par l’intermédiaire de l’agence de presse officielle Suna. « Des journalistes soudanais affirment que les prisonniers politiques du pays sont en train d’être relachés. Et il y en a problablement beaucoup », rapporte Bastien Renouil.

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Des journalistes soudanais affirment que les prisonniers politiques du pays sont en train d’être relachés. Et il y en a problablement beaucoup.

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Les meneurs de la contestation demandent à ne pas attaquer les biens publics ou privés. « Nous appelons notre peuple à se contrôler et à ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privés », a déclaré dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement. « Quiconque fera ça sera puni par la loi. Notre révolution est pacifique, pacifique, pacifique », a-t-elle ajouté.

Un médecin fait état de nombreux blessés par armes à feu, tôt jeudi, mais selon le correspondant de France 24, la situation sur le terrain « est calme en ce moment ». Bastien Renouil rapporte également la présence de snipers de l’armée sur les toits autour d’un QG où sont postés de nombreux manifestants. Ils craignent une attaque des milices pro-Béchir, précise-t-il.

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Un médecin à me dit qu’il y a eu de nombreux blessés par armes à feu tôt ce matin. Mais la situation est calme en ce moment.

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: Selon un contact présent sur place, des snipers de l’armée sont sur les toits autour du QG où sont postés de nombreux manifestants. Ils craignent une attaque de milices pro-.

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Les militaires fraternisent avec le peuple

Dans l’attente d’une « déclaration importante » promise par l’armée à la télévision officielle, les manifestants regroupés devant le siège de l’armée lancent des youyous et scandent des slogans anti-el-Béchir.

L’armée, déployée dans de nombreuses rues de la capitale, ainsi que des membres du groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide, a pris part aux scènes de liesse constatées dans le pays.

Selon les dernières images, à Khartoum, des militaires fraternisent avec le peuple, embrassant et prenant dans leurs bras des manifestants qui veulent croire au départ d’Omar el-Béchir, brandissant, depuis l’annonce de l’armée, le « V » de la victoire.

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