Selon une émission israélienne, l’ancien président de RD Congo Joseph Kabila aurait sollicité une société de renseignement qui emploie des anciens membres des services secrets, le Mossad. Le dirigeant congolais aurait fait espionner ses opposants.
« Kabila voulait tout savoir sur ce qui se passait lors des réunions de l’opposition. Qui participe et qui s’attaque au président. Il voulait savoir s’il y avait des proches qui le trahissaient. Qui étaient les traîtres. Et il y avait des traîtres »,confieun ancien employé de Black Cube aux journalistes.
Selon Uvda, une dizaine d’agents de Black Cube avaient installé un service de renseignement officieux dans un grand hôtel de Kinshasa.
« Répression sanglante »
En 2016, dix-sept opposants au régime congolais ont été tués par balle lors de manifestations, fait remarquer l’émission d’investigation.
« Finalement, ces méthodes ont abouti à une répression sanglante ces trois dernières années. Donc cela participait d’une manière de se maintenir au pouvoir. On sait très bien que la République démocratique du temps de Kabila n’avait de démocratique que le qualificatif » a estimé Olivier Kamitatu, ancien ministre sous Joseph Kabila, passé dans l’opposition, auprès de RFI.
Black Cube, qui dément, a de son côté porté plainte pour diffamation devant un tribunal britannique contre la journaliste qui a réalisé l’enquête et exige 15 millions de livres sterling de dommages et intérêts.
