Interpellée fin août, la journaliste Hajar Raissouni a été condamnée, lundi, à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat pour « avortement illégal ». Son gynécologue a écopé lui, de deux ans de prison ferme.
Arrêtés et jugés en même temps qu’elle, son gynécologue a écopé de deux ans de prison ferme, son fiancé, lui, d’un an ferme, un anesthésiste quant à lui, d’un an de prison avec sursis et une secrétaire de huit mois avec sursis.
Des « preuves fabriquées »
Interpellée fin août à l’entrée d’un cabinet médical de Rabat, la reporter avait été « contrainte à faire un examen médical sans son accord », selon elle. Ses avocats avaient assimilé cet examen à de « la torture », pointant des « manquements de la police judiciaire » et des « preuves fabriquées », et plaidé pour sa libération.
Colère et indignation dans les médias
Journaliste au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, Hajar Raissouni risquait jusqu’à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain, qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage et l’avortement quand la vie de la mère n’est pas en danger.
L’affaire a suscité colère et indignation dans les médias et sur les réseaux sociaux, soulevant des débats sur les libertés individuelles au Maroc et sur les poursuites judiciaires visant les voix critiques.
