En Italie, alors que la campagne européenne donne lieu à un déferlement de « fake news » sur les réseaux sociaux, les initiatives se multiplient pour éviter toute ingérence. Enquête de notre correspondante Natalia Mendoza.
C’est ainsi qu’une vidéo montrant apparemment des migrants en train de vandaliser une voiture de carabiniers a été vue près de 10 millions de fois sur une page de soutien au leader de la Ligue Matteo Salvini. Il s’agissait en fait d’une scène tirée d’un film. Un exemple de « fake news » visant à diaboliser les migrants qui n’est pas isolé : à quelques jours des européennes, Facebook a fermé 23 pages politiquement très orientées qui véhiculaient des fausses informations sur l’Italie.
Face à la menace d’ingérence, les initiatives se multiplient dans la péninsule avec notamment le lancement mi-mars d’une plateforme de vérification d’informations, « Pagella Politica ». Le dispositif fait partie d’un consortium de 19 medias européens.
Une proposition de loi a, par ailleurs, été présentée au parlement italien : elle prévoit que les comptes des réseaux sociaux ne puissent être créés qu’avec un numéro de sécurité sociale.
