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Au Soudan, le patron du service des renseignements démissionne

Salah Gosh dirigeait le puissant service de renseignement soudanais NISS, à l'origine de la répression ces derniers mois du mouvement de contestation. Le Conseil militaire de transition a accepté samedi sa démission.

Une nouvelle tête tombe au Soudan. Après Omar el-Béchir et Aouad Ibn Aouf, c’est au tour du patron du puissant service de renseignement soudanais NISS, Salah Gosh, de quitter son poste. Ce dernier a présenté sa démission au nouveau chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane. Le conseil au pouvoir a indiqué, dans un communiqué diffusé samedi 13 avril, qu’elle avait été acceptée.

Peu après cette démission, le Conseil militaire de transition a annoncé la levée du couvre-feu nocturne ainsi que la libération de tous les manifestants arrêtés ces dernières semaines, et promis d' »éliminer les racines » du pouvoir déchu d’Omar el-Béchir. Il s’est également engagé à faire juger les personnes ayant tué des manifestants, lors d’un discours à la nation retransmis en direct à la télévision d’État deux jours après le renversement d’Omar el-Béchir par l’armée.

Le chef du service de renseignement démissionnaire, Salah Gosh, avait repris la main sur le NISS en 2018 après une première décennie à la tête du renseignement jusqu’en 2009. Il avait supervisé ces quatre derniers mois la répression contre le mouvement de contestation.

Cette répression a donné lieu à l’arrestation de milliers de manifestants, responsables de l’opposition et journalistes. Jeudi, peu après l’annonce de la destitution d’Omar el-Béchir, le NISS avait annoncé la libération de « tous les prisonniers politiques » du pays.

De son côté, la foule reste mobilisée samedi matin devant le QG de l’armée. « Nous attendons de nouvelles consignes de l’Association des professionnels soudanais (SPA) pour savoir si nous maintenons notre rassemblement jusqu’à obtenir satisfaction à nos demandes ou si on évacue les lieux », a expliqué un manifestant ayant passé la nuit sur place.

La SPA est le fer de lance de la contestation antigouvernementale qui perdure depuis le 19 décembre au Soudan. Des manifestants ont affiché leur fierté face à la tournure des événements, avant même l’annonce de la démission du chef du NISS.

Après des semaines de manifestations réclamant son départ, Omar el-Béchir, 75 ans, a été renversé jeudi par l’armée, qui a mis en place un « Conseil de transition militaire » pour deux ans.

Marc Goutalier, Consultant à l’Observatoire des pays arabes

Travailler « main dans la main »

Le général Omar Zinelabidine, membre du Conseil militaire, a affirmé vendredi que celui-ci était prêt à travailler « main dans la main » avec les manifestants « pour trouver des solutions » aux problèmes des Soudanais. Il a également réclamé des fonds pour régler la crise économique, déclencheur du mouvement le 19 décembre.

Parmi les mesures décrétées jeudi par les militaires figurent la fermeture des frontières terrestres jusqu’à nouvel ordre et un cessez-le-feu à travers le pays, notamment au Darfour (ouest), où un conflit a fait plus de 300 000 morts depuis 2003 selon l’ONU. Ces dernières années, le niveau de violence a cependant baissé.

Amnesty International a appelé à remettre Omar el-Béchir à la CPI. En 2009, cette Cour basée à La Haye avait lancé un mandat d’arrêt contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, ajoutant l’année suivante l’accusation de génocide.

« Le fait que Béchir ait accepté sa destitution prouve qu’il s’agit, plutôt que de le livrer à la CPI, de le protéger », a affirmé à l’AFP Jérôme Tubiana, chercheur indépendant sur le Soudan.

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