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Afghanistan : après 17 ans de guerre, un accord en vue entre Washington et les Taliban

Après six jours de pourparlers au Qatar, un projet d’accord-cadre se dessine entre Américains et Taliban en vue de mettre fin à la guerre qui dure depuis 2001 en Afghanistan. De son côté, Kaboul appelle les Taliban à des pourparlers directs.

Selon l’envoyé spécial américain pour la paix, Zalmay Khalilzad, les États-Unis et les Taliban sont parvenus, après six jours de discussions au Qatar, à un projet d’accord-cadre en vue de mettre fin à la guerre qui dure depuis 2001 en Afghanistan.

La durée de ces échanges, inédite selon des spécialistes, a donné lieu à de nombreux espoirs. Zalmay Khalilzad, cité par le New York Times, a cependant prévenu qu’il restait encore du travail à faire pour fixer les détails de ce projet d’accord.

« Progrès significatifs »

Aux termes de ce projet, les Taliban s’engagent à empêcher que le territoire afghan soit utilisé par des terroristes. « Nous avons un projet d’accord-cadre qui doit être étoffé avant de devenir un accord » en bonne et due forme, a précisé Zalmay Khalilzad au quotidien américain lors d’un entretien à Kaboul.

« Les Taliban se sont engagés, à notre grande satisfaction, de faire le nécessaire pour empêcher que l’Afghanistan devienne une plate-forme pour des groupes terroristes internationaux ou pour des terroristes agissant seuls ».

Après les pourparlers au Qatar, un haut responsable américain, sous couvert de l’anonymat, avait fait état de « progrès significatifs » sur un retrait des forces étrangères d’Afghanistan. Il avait toutefois indiqué que des discussions étaient encore nécessaires pour parvenir à un cessez-le-feu sans lequel, a-t-il dit, aucun retrait militaire ne pourra se faire.

Patrouille américaine dans le village de Kandalay dans le sud de l’Afghanistan, en 2011. (Romeo Gacad, AFP)

De nouvelles discussions entre l’administration américaine et le groupe islamiste doivent s’ouvrir le 25 février au Qatar. « Tant que la question du retrait des forces étrangères d’Afghanistan n’aura pas fait l’objet d’un accord, il sera impossible de progresser dans d’autres domaines », avait toutefois avertit samedi le porte-parole taliban, Zabinhullah Mujahid, à l’issue des pourparlers de Doha.

Kaboul exclu des pourparlers

L’équipe de négociateurs américains conduite par Zalmay Khalilzad est cette semaine à Kaboul pour des entretiens avec le président afghan Ashraf Ghani. Les autorités afghanes, qui déplorent avoir été exclues des discussions de Doha, ont averti que tout accord entre les Américains et les Taliban nécessitait l’approbation de Kaboul.

Les Taliban ont refusé à plusieurs reprises de discuter avec le gouvernement de Kaboul, accusé d’être «une marionnette» de Washington. Or c’est précisément l’absence de dialogue entre les pouvoir afghan et les insurgés qui inquiète la population locale.

Kaboul appelle les talibans à des pourparlers directs

Le président afghan Ashraf Ghani a appelé lundi les talibans à « engager des pourparlers sérieux » avec le gouvernement de Kaboul suite aux « progrès » annoncés. « N’oublions pas que les victimes de cette guerre sont des Afghans et que le processus de paix doit aussi être mené par les Afghans », a-t-il ajouté.

Ashraf Ghani a estimé que la présence de soldats étrangers dans son pays, établie par un accord international, ne serait pas nécessaire à long terme. « Aucun Afghan ne veut de forces étrangères dans son pays sur le long terme », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée.

« La présence actuelle de forces étrangères est fondée sur la nécessité et cette nécessité est constamment révisée », a-t-il poursuivi, soulignant que son gouvernement cherchait à réduire à zéro le nombre de soldats étrangers en Afghanistan selon « un plan précis et organisé ».

Discours du président George W. Bush face aux troupes américaines dans la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul, en 2008. (Mary L. Gonzalez / US coalition forces / AFP)

Les Taliban, au pouvoir en Afghanistan de 1996 à 2001, sont soupçonnés de chercher à y revenir et à réimposer leur vision stricte de la charia. Certains observateurs ont cependant noté qu’ils semblent avoir légèrement modéré leur approche sur certaines questions, en acceptant par exemple un cessez-le-feu de trois jours l’an dernier ainsi que quelques concessions marginales à l’égard des femmes.

De son côté, le président américain Donald Trump semble pressé de retirer ses troupes : il avait fait part à la fin de l’année dernière de son intention de retirer la moitié des 14 000 soldats stationnés dans le pays au sein d’une coalition de l’Otan qu’ils dirigent.

Les États-Unis mènent en Afghanistan la plus longue guerre de leur histoire depuis leur intervention en 2001, ordnonnée par le président George W. Bush après les attentats du 11-Septembre, pour renverser le régime taliban alors au pouvoir. Plus de 2 400 soldats américains sont morts dans le pays. Depuis l’invasion soviétique de 1979, l’Afghanistan n’a jamais vraiment connu la paix.

Avec AFP et Reuters

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