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Débarquement de migrants à Lampedusa : bras de fer entre Matteo Salvini et la capitaine du Sea-Watch

Malgré les menaces de Matteo Salvini, le navire humanitaire Sea-Watch a forcé, mercredi, le blocus des eaux territoriales italiennes pour tenter de débarquer, sur l’île de Lampedusa, 42 migrants bloqués à bord depuis 14 jours.

La capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch, Carola Rackete, a forcé, mercredi 26 juin, le blocus des eaux territoriales italiennes pour tenter de débarquer les 42 migrants bloqués à bord depuis deux semaines sur l’île de Lampedusa. Et ce, au grand dam du ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini.

« J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa. Je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr », a déclaré sur Twitter Carola Rackete, 31 ans, engageant ainsi un bras de fer avec le ministre populiste italien.

« En quatorze jours, aucune solution politique ou juridique n’a été possible, l’Europe nous a abandonnés », a ajouté Sea-Watch, l’ONG allemande dont le navire éponyme bat pavillon néerlandais.

Carola Rackete, une « emmerdeuse » pour le ministre italien Matteo Salvini

Après avoir longtemps navigué le long de la ligne des eaux territoriales italiennes, il l’a franchie à la mi-journée et s’est arrêté en milieu d’après-midi en face du port de l’île. Dans une vidéo diffusée en fin d’après-midi, la jeune capitaine a expliqué que les autorités italiennes étaient montées à bord pour contrôler les papiers du navire et les passeports de l’équipage.

« Personne ne débarque à moins que quelqu’un ne s’occupe de les emmener à Amsterdam, à Berlin ou à Bruxelles. J’en ai plein le cul ! [« Mi sono rotto le palle che l’Italia sia trattata dagli organismi internazionali e da alcuni Stati come un Paese di serie B », soit littéralement en français : « Ça me casse les c*** que l’Italie soit traitée par les organismes internationaux et par certains États comme un pays de deuxième division »] », a rugi Matteo Salvini dans une vidéo sur Facebook.

« Ceux qui se foutent des règles doivent en répondre, je le dis aussi à cette emmerdeuse de capitaine du Sea-Watch, qui fait de la politique sur la peau des immigrés, payée par on-ne-sait-qui ».

Que risque la capitaine du Sea-Watch ?

Dans la soirée, il s’est encore emporté : « Qu’est-ce qu’ils attendent pour émettre un mandat d’arrêt ? », alors que le navire était à l’arrêt depuis l’après-midi, en face du petit port de Lampedusa..

Même s’ils assurent avoir appliqué le droit maritime et international, Carola Rackete, 31 ans, et les responsables de Sea-Watch 3 risquent désormais des poursuites pour aide à l’immigration clandestine, ainsi que la saisie du bateau et une amende de 50 000 euros, conformément au récent « décret sécurité bis » de Matteo Salvini.

Si la fermeté du ministre italien a accentué la chute des arrivées entamée sous l’ancien gouvernement de centre gauche, elle n’y a cependant pas mis fin : selon les statistiques de son ministère, plus de 400 migrants ont débarqué en Italie ces deux dernières semaines, dont beaucoup arrivés sur des petites barques à Lampedusa.

« Pas le choix »

Mardi, la Cour européenne des droits de l’Homme, saisie par l’ONG allemande, avait refusé d’intervenir en urgence, demandant cependant à l’Italie de « continuer de fournir toute assistance nécessaire [aux personnes vulnérables à bord] ».

Sur les 53 migrants secourus le 12 juin par le Sea-Watch 3 au large de la Libye, l’Italie a déjà accepté le débarquement de 11 personnes vulnérables (enfants, femmes, malades…).

À terre, des dizaines de villes allemandes se sont dites prêtes à accueillir les migrants, et l’évêque de Turin (nord de l’Italie), Cesare Noviglia, a annoncé lundi que son diocèse proposait de les prendre en charge.

Le curé de Lampedusa, Carmelo La Magra, campait depuis plusieurs jours sur le parvis de son église pour réclamer le débarquement des migrants. Lors des élections européennes de mai, la Ligue de Matteo Salvini (extrême-droite) a cependant obtenu 45 % des voix sur l’île.

Depuis l’arrivée du gouvernement populiste au pouvoir en Italie en juin 2018, les crises se sont succédé autour de migrants bloqués à bord des navires qui les avaient secourus jusqu’à ce qu’un accord de répartition entre plusieurs pays européens ne leur permette de débarquer.

En janvier, 32 migrants secourus par le Sea-Watch 3 étaient restés bloqués un record de dix-huit jours à bord avant de pouvoir débarquer à Malte.

« C’est grave que la capitaine n’ait pas d’autre choix que d’honorer son sens des responsabilités au prix de conséquences personnelles », a réagi Carlotta Sami, porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) en Italie.

« Le HCR demande une révision du décret sécurité bis et l’organisation d’un système de sauvetage et de débarquement. Il faut que la criminalisation des ONG cesse », a-t-elle ajouté, alors que les organisations internationales ont répété ces derniers jours qu’il n’était pas possible de renvoyer les migrants dans le chaos libyen.

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