Malgré des « failles » à la préfecture de police de Paris, Christophe Castaner exclut toute démission

Sous le feu des critiques depuis l’attaque à la préfecture de police de Paris, Christophe Castaner a admis dimanche des « failles » mais exclut une éventuelle démission. Il sera auditionné mardi par la délégation parlementaire au renseignement.
Christophe Castaner s’estime victime d’un « procès politique ». Trois jours après l’attaque sanglante au couteau perpétrée par un employé de la préfecture de police de Paris, qui a fait quatre morts, le ministre de l’Intérieur s’est exprimé, dimanche 6 octobre, dans le journal de 13 h de TF1.
« Évidemment, il y a eu des failles », a reconnu le ministre. Sous le feu des critiques depuis jeudi, Christophe Castaner a admis des « dysfonctionnements » dans le suivi de l’assaillant, mais balaye l’idée d’une éventuelle démission.
Selon lui, le principal « dysfonctionnement » remontait à juillet 2015, quand l’assaillant, converti à l’islam depuis une dizaine d’années, aurait justifié, devant des collègues, l’attentat de Charlie Hebdo qui s’était produit quelques mois auparavant.
Mais quand un policier en charge de la radicalisation avait rencontré des collègues de Mickaël Harpon, ceux-ci auraient décidé de ne pas faire remonter de signalement administratif à leur hiérarchie. « Le dysfonctionnement se fait à ce moment-là », a déclaré le ministre.


