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Les Kurdes s’allient à Damas, qui doit déployer son armée à la frontière turque

Au cinquième jour de l’offensive d’Ankara contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, les Kurdes syriens ont annoncé dimanche soir avoir conclu un accord avec Damas pour le déploiement de l’armée syrienne près de la frontière turque.

Alors que l’offensive turque contre les forces kurdes dans le Nord-Est syrien en est à son cinquième jour, les Kurdes syriens ont annoncé dimanche 13 octobre au soir avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière avec la Turquie. Les forces du régime se rapprochaient lundi matin de la frontière, selon l’AFP.

« Afin de faire face à l’agression turque et empêcher qu’elle se poursuive, nous sommes parvenus à un accord avec le gouvernement syrien pour que l’armée se déploie le long de la frontière turco-syrienne dans le but de soutenir les Forces démocratiques syriennes (FDS) », a annoncé dimanche dans un communiqué l’administration kurde.

Outre le soutien à cette alliance de combattants kurdes et arabes, il est précisé dans le communiqué que l’armée syrienne est « appelée à libérer toutes les localités occupées par l’armée turque et ses supplétifs syriens » depuis le début de cette offensive. Ces opérations permettront également la libération d’autres villes syriennes occupées par l’armée turque comme Afrin, peut-on lire dans ce document.

L’agence de presse étatique Sana avait annoncé peu auparavant que l’armée syrienne allait envoyer des troupes dans le nord du pays pour « affronter l’agression » de la Turquie. Celle-ci y mène depuis cinq jours une offensive pour éloigner de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS, considérée comme une organisation « terroriste » par Ankara.

« Des unités de l’armée arabe syrienne sont en route pour le Nord pour affronter l’agression turque sur le territoire syrien », avait indiqué Sana sur son site Internet.

Deuxième déploiement syrien après Manbij

Fin 2018, alors qu’Ankara avait déjà menacé de lancer une opération contre les forces kurdes en Syrie, les YPG avaient appelé l’armée à se déployer dans le Nord, dans les environs de la ville de Manbij, en annonçant leur propre retrait du secteur. L’armée s’était effectivement déployée aux environs de la ville, sans y entrer.

Longtemps marginalisés et victimes de discriminations de la part des autorités centrales de Damas, les Kurdes ont instauré une autonomie de facto dans le nord du pays, à la faveur du conflit déclenché en 2011. Damas refuse cette autonomie et, par le passé, le pouvoir est même allé jusqu’à qualifier de « traîtres » les combattants de la minorité en raison de leur alliance avec Washington dans le cadre de la lutte contre l’organisation État islamique et d’autres groupes jihadistes.

Craignant une offensive turque, les Kurdes avaient amorcé l’an dernier des pourparlers avec Damas sur l’avenir de leurs régions, mais ces négociations étaient restées sans suite.

Les FDS ne font « pas confiance aux promesses » de Moscou et Damas

« Les Russes et le régime syrien ont fait des propositions qui pourraient sauver la vie de millions de personnes qui vivent sous notre protection. Nous ne faisons pas confiance à leurs promesses. Pour être honnête, il est difficile de savoir à qui faire confiance », a écrit dimanche sur Foreign Policy un haut commandant des FDS, Mazloum Abdi.

« Nous savons que nous devrons faire des compromis douloureux avec Moscou et Bachar al-Assad si nous travaillons avec eux. Mais si nous devons choisir entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons sûrement la vie pour notre peuple », a-t-il ajouté.

Washington annonce le retrait de 1 000 soldats

De son côté, le chef du Pentagone Mark Esper a annoncé dimanche le retrait de jusqu’à 1 000 soldats américains du nord de la Syrie – la quasi-totalité des forces dans le pays –, évoquant une « situation intenable » pour des troupes qui « peuvent se retrouver prises en étau » entre les Kurdes et les Turcs.

L’annonce, le 6 octobre, du retrait américain du nord de la Syrie avait provoqué l’indignation aux États-Unis jusque dans les rangs des plus fidèles alliés républicains du président Donald Trump.

Face au tollé, l’hôte de la Maison Blanche avait réorienté dès lundi son discours en affirmant qu’il « anéantirait complètement l’économie de la Turquie » si celle-ci « dépassait les bornes ».

Vendredi, les États-Unis se sont dits prêts à activer des sanctions à tout moment contre Ankara.

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