Un militaire français tué au Mali par un engin explosif, l’OEI revendique l’attaque

Le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures après l’explosion d’un engin explosif improvisé près de Ménaka, à l’est du Mali, a annoncé samedi l’Élysée. L’organisation État islamique a revendiqué l’attaque.
La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence. L’attaque a été revendiquée par l’organisation État islamique (OEI).
D’après Wassim Nasr, journaliste de France 24 spécialiste des réseaux jihadistes, cela fait de Ronan Pointeau « le premier mort de l’armée française face au groupe État islamique sur zone de manière officielle ».
L’OEI a également revendiqué l’attaque menée la veille contre l’armée malienne dans cette région, à Indelimane, qui a fait une cinquantaine de morts tandis que le porte-parole de l’état-major, Frédéric Barbry, a affirmé à l’AFP que le décès du Français n’a « aucun lien » avec cette dernière.
« Le combat n’est pas terminé »
Emmanuel Macron a salué « le sacrifice » du militaire, et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d’armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ».
Le président a encore assuré « de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances ».
La ministre des Armées, Florence Parly a elle annoncé qu’elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ».
Selon elle, le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures « après l’explosion d’un engin explosif improvisé près de Ménaka au Mali », près de la frontière avec le Niger.
« Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière », a poursuivi la ministre dans un communiqué.
Deux autres militaires de ce régiment avaient été tués le 21 février par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule entre les villes de Gao et Ménaka, dans la zone dite « des trois frontières ».


